Début
avril, Véronique rode son future spectacle à l'Outremont au Québec,
puis arrive en Europe pour une tournée avec Michel Jonasz en première
partie à travers la France, la Belgique et la Suisse du 15 avril au 14
mai.
C'est sa
première vraie et grande tournée en dehors des villes québequoises
et c'est un triomphe. Deux heures de spectacle chaque soir avec plus d'une demi
heure de rappel.
Totalement
imprégnée de l'organisation américaine, Véro avait
débarqué en France avec sept musiciens américains, dix
tonnes de matériel, des techniciens anglais pour une tournée de
quarante jours et chacun attendait un final à la hauteur de l'évènement
à Paris.
Il n'en fut
rien! Véronique repris l'avion pour les Etats Unis, laissant les français
et surtout les parisiens comme orphelins.
Les règles
qui régissent d'ordinaire la belle mécanique commerciale des sorties
de disques suivies de concerts, de tournées et de shows parisiens échappaient
totalement à Véronique qui se préférait libre de
toute contrainte et de toute organisation pré établies.

Sur la scène,
l'apparente timidité semble définitivement faire partie du passé
et son sourire, sa simplicité et sa spontanéité éblouissent.
Elle module sa voix à la perfection, vous glace ou vous réchauffe,
vous porte et vous envoûte tout en vous faisant voyager au rythme de ses
mélodies, de ses tempos, de ses rocks endiablés. Sa présence
sur scène irradie de plus en plus, le piano se fait complice, habillant
parfaitement chaque mot, chaque déclaration, chaque confidence avec tendresse
ou avec folie.
Une petite
escale en France à nouveau en été le temps d'une participation
au festival de jazz de Montreux où elle chante près de vingt titres.