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Plusieurs Lunes

plusieurs lunes
  1. LA NUIT SE FAIT ATTENDRE
    (V. Sanson)
  2. JE VEUX ÊTRE UN HOMME
    (p : V. Sanson / m : M. Benjelloun)
  3. PAS BÔ, PAS BIEN
    (p : V. Sanson, M. Benjelloun, D. Bertram / m : V. Sanson)
  4. QU’ON ME PARDONNE
    (V. Sanson-Tricard)
  5. CLIQUES-CLAQUES
    (V. Sanson)
  6. JUSTE POUR TOI
    (p : V. Sanson / m : M. Benjelloun)
  7. SALE P’TITE MÉLODIE
    (V. Sanson)
  8. SI TOUTES LES SAISONS
    (V. Sanson)
  9. SAY MY LAST GOODBYE, en duo avec Christopher Stills
    (C. Stills)
  10. JE ME FOUS DE TOUT
    (p : V. Sanson / m : C. Stills)
  11. YAYABO
    (Antonio Sanchez Reyes)
  12. TOUT DÉPEND D’ELLE (Hymne à la mort)
    (V. Sanson)
  13. VOLS D’HORIZONS
    (p : V. Sanson / m : V. Sanson & M. Benjelloun)
  14. AAH… ENFIN !
    (m : V. Sanson)

Un album éclectique et spontané, plein d’énergie, conçu dans le plaisir, par Violaine Sanson-Tricard

Lorsque, à l’été 2009, le temps fut venu de travailler sur l’album, la première intention de Véronique était de louer une salle et d’enregistrer en live. Avec l’idée de fuir les ordinateurs et leurs clics robotiques et de livrer un travail frais et spontané. Et de faire ce qu’elle préfère au monde : se donner au spectacle.

Ce n’est pas ainsi que l’album a finalement été enregistré. Mais c’est dans cet esprit qu’il a été conçu, composé et écrit : pour la première fois, Véronique a composé en live. Finis la page blanche et la solitude au piano dans une pièce vide.

Installée au clavier avec ses amis musiciens, elle a composé « en direct », commençant par lâcher des bribes de mélodies, sur lesquelles un riff de guitare de Basile Leroux, une ligne de basse de Dominique Bertram, un tempo de batterie de Loïc Pontieux ou une envolée de voix de Mehdi Benjelloun enchaînaient.

Une phrase musicale prenait corps, annonçant la suivante comme une évidence pour tous, comme dans ces vieux couples où l’un finit la phrase de l’autre. Et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’un album entier prenne corps dans un mouvement perpétuel de créativité collective.

Sur ces bribes de mélodies, des mots. Parfois provisoires, souvent définitifs : pour Véronique en effet, la voix d’un chanteur de rock ne doit être qu’un instrument parmi les autres. Et les mots n’ont pas droit de cité dans ses mélodies s’ils ne sonnent pas comme elle veut. Leur musique propre a pour elle autant d’importance que leur sens, et c’est dans la recherche de ce perpétuel équilibre que ses textes prennent force et distance. Ainsi trouve-t-on dans ses chansons des phrases comme « Les dimanches sont comme des requins »

Pourtant, les débuts avaient été hésitants. Véronique craignait d’avoir perdu le besoin de créer, redoutait de se répéter.

La chasse aux petits morceaux de papier qu’elle avait l’habitude de griffonner dès qu’une idée de mélodie lui venait, et qu’elle éparpillait dans la maison, avait ralenti. Les idées ne manquaient pas, mais Véronique voulait plus fort, plus suprenant. Comment avoir envie de défendre, avec la même foi qui l’habite depuis toujours, de nouvelles compositions, si elle ne peut d’abord s’étonner et s’émouvoir elle-même ?

Et puis le déclic est venu, une première chanson a été composée, arrangée, enregistrée : c’était une maquette, mais c’était clair : il y aurait un album, et pas n’importe quel album.

Véronique Sanson
en studio

Dès lors, les pièces se sont enchaîné, et la question n’était plus de trouver l’inspiration mais d’éliminer le trop plein.
De cette créativité collective sont nés 14 titres, dont 5 sont d’ailleurs co-signés.

Ce travail de composition a eu lieu chez Véronique, autour du vieux Bösendorfer qui l’a suivie comme un chien fidèle sur toutes les scènes d’Europe.

Puis les titres ont été enregistrés au Studio Malambo à Bois-Colombes sous la direction musicale de Dominique Bertram, avec Laurent Compignie à la console.

Le travail de studio s’est fait dans la même volonté de laisser la spontanéité de chacun s’exprimer. L’album étant particulièrement éclectique, un grand nombre de musiciens se sont succédé à Bois-Colombes pour travailler dans le respect absolu de la couleur de chaque titre :
Bandonéon sur les parties tango de La nuit se fait attendre ; accordéon dans Juste pour toi et Je veux être un homme ; voix africaines sur Vols d’horizons, un titre aux accents orientaux ; joyeuse fanfare avec soubassophone et ukulélé, entre cirque et cabaret, pour Si toutes les saisons : autant de nouveautés dans sa palette musicale pourtant déjà si riche.
Voix de basse soul et harmonies a capella sur Yayabo ; cuivres sur les parties salsa de La nuit se fait attendre, sur Pas Bô, pas bien, Sale p’tite mélodie, Say my last goodbye ; percussions partout, ethniques sur Vols d’horizons, cubaines sur La Nuit se fait attendre…

Retour chez Véronique pour enregistrer voix et chœurs, et mixage, pour finir, au Studio de la Grande Armée sous la houlette d’Andy Scott, magicien du son retenu un temps par les cendres du volcan Eyjafjallajökull : on taira les bassesses qui lui permirent de trouver un billet d’Eurostar…

C’est ainsi que se sont déroulés cinq mois de création ininterrompue, intense, que Véronique qualifie de plaisir à l’état pur, tant pour la qualité du travail accompli, que pour celle de la relation jubilatoire qui a soudé l’équipe tout au long de la gestation de l’album.

Violaine Sanson-Tricard

Fiche technique :

album réalisé par Dominique Bertram, Véronique Sanson, Mehdi Benjelloun
enregistré au Studio Malambo
par Laurent Compignie assisté de Franck Bellet et Victor Meilhan.
prise de son : Laurent Compignie assisté de Franck Bellet
voix enregistrées par Dominique Bertram et Mehdi Benjelloun chez Véronique Sanson
arrangements des choeurs : Mehdi Benjelloun
orchestration des cordes : Jean-Jacques Évrard
orchestration des cuivres : Christian Martinez
mixé au Studio de la Grande Armée par Andy Scott assisté de Guillaume Lejault
mastering : Raphaël Jonin
production exécutive : Danièle Molko pour Abacaba Éditions, assistée de Micheline Saada

batterie et percussions : Loïc Pontieux
basse & contrebasse : Dominique Bertram
piano et claviers : Frédéric Gaillardet, Mehdi Benjelloun (2)
guitares : Basile Leroux, Christopher Stills (10)
guitare acoustique (2), guitare cavaquinho (2), ukulélé (8) : Hervé Brault
violon : Jean-Jacques Évrard
bandonéon & accordéon : Lionel Suarez
trompette : Christian Martinez
trombone : Denis Leloup
saxophone : Thierry Farrugia, Hervé Brault (13)
soubassophone : Didier Havet (8)
flûte kena et flûte siku : Luis Rigou (13)
cordes additionnelles : Laurent Compignie
choeurs : Mehdi Benjelloun, Guillaume Eyango, Éric Filet,
Valerie Belinga (13), Ange Fadoh (13), Jean-Marc Reyno (3)

Christopher Stills
Véronique Sanson

Découvrez en exclusivité une des premières maquettes de travail de Je me fous de tout, le titre qui ouvre l’album et les concerts de la tournée, avec la voix de celui qui en est le compositeur : Christopher Stills !
Vous y entendrez une première version du texte écrit par Véronique, et qu’elle remaniera par la suite pour aboutir à celui que nous connaissons aujourd’hui.

Christopher Stills