Presse

“Véronique Sanson : un moustique dans la gorge !” (1972), “Véronique Sanson : J’ai un violon dans la voix” (Marie-Claire, 1974) ou encore “Véronique Sanson : Il faudrait me mettre des cailloux sur la langue” (L’Est Républicain, 1975). “Star” pour L’Aurore mais “Anti-star” pour France-Soir (1979). “Madame 450 000 volts” (Le Figaro Magazine, 1983), “Fougueuse et authentique” (Le Journal de Montréal, 2012)… Et 843 (au moins) “Le retour de Véronique Sanson”. Voici quelques-uns des gros titres piochés au hasard dans le volume de presse consacrée à Véronique en plus de 40 ans de carrière.

Interviews, critiques, séances photo, entrefilets… En français, en anglais, en espagnol, en japonais ou en allemand… Nous avons souhaité mettre ces coupures de presse en ligne et avons choisi, pour des raisons pratiques de présentation, de délocaliser cette partie des archives sur un blog. La totalité n’y est pas encore, loin s’en faut, mais nous ne désespérons pas d’y arriver un jour ! Car de la presse, il y en a. Même si, et ce ne sera un scoop pour personne, l’exercice promotionnel n’est pas le passe-temps favori de Véronique. Elle s’y prête sans vraiment jouer le jeu, oubliant parfois le métier de la personne en face d’elle pour peu que le courant passe bien. Donnant d’une interview à l’autre deux versions différentes du sens d’une même chanson, ou soutenant mordicus l’exact contraire de ce qu’elle avait affirmé la veille, selon qu’elle se sente en confiance ou sur la défensive. Sans parler de sa fantaisiste notion du temps qui passe (les dates et les âges varient selon l’humeur du jour – et ce depuis le début !).

Les papiers enamourés de journalistes déjà conquis avant la rencontre ou tombés sous le charme de l’artiste côtoient ceux de pigistes incompétents qui savent à peine qui ils interrogent. Bien sûr, le joyeux temps où Salut les copains envoyait un journaliste et un photographe en reportage à l’autre bout du monde avec une “vedette” appartient au passé. On regrette aussi la tradition des critiques de concert, attendues fébrilement les lendemains de premières. Les temps sont aujourd’hui d’avantage à l’économie, aux interviews à la chaîne, aux “phoners” (interviews au téléphone)… et au scandale facile (un type de presse qui fichait à Véronique une paix royale jusqu’à son mariage avec Pierre Palmade en 1995). Les outils de communication font de chacun un paparazzo potentiel et l’information, vérifiée ou pas, circule sur internet à la vitesse de l’éclair : critique de blogueur ou buzz éphémère, interview inédite ou raccourci paresseux d’un article publié ailleurs, petite phrase aux relents sulfureux parce que citée hors de son contexte, photo postée sur Twitter ou sur Instagram. Transposons l’époque actuelle sur, par exemple, le départ-surprise de Véronique pour les États-Unis en 1972 : Closer aurait retrouvé Véronique à New York avant Interpol !